|
|
REGLEMENT DES JUGES
ET DES EXPERTS CONFIRMATEURS S.C.C. |
|
Ce règlement, validé par le Conseil d'administration de la
S.C.C. entrera en vigueur au 1er janvier 2008
TITRE I
Généralités |
|
Art. 1er : Définition
On appelle juges en cynophilie, les personnes
habilitées par la Société Centrale Canine (S.C.C.) à
évaluer, au cours de manifestations organisées par la S.C.C.
ou par ses membres, les qualités des chiens de race qui leur
sont présentés.
Les fonctions de juge sont bénévoles.
On distingue les juges d’exposition qui apprécient la
conformité des chiens au standard de la race et les juges
d'utilisation qui apprécient les aptitudes des chiens à
l'exécution des tâches auxquelles ils sont destinés.
Art. 2 : Conditions d’admission
Pour devenir juge, il faut être français ou membre de
l’Union Européenne résidant fiscalement en France, âgé de
plus de vingt-trois ans et ne pas avoir atteint son
soixantième anniversaire à la date du dépôt de candidature
pour la mise en formation auprès de la S.C.C. .
Le candidat doit :
- avoir élevé des chiens de la race ou avoir dressé et/ou
conduit un ou des chiens dans la discipline pour laquelle le
candidat postule, dans les conditions prévues aux règlements
de chaque discipline En cas de copropriété, seul le
conducteur habituel du chien pourra postuler. Pour les
épreuves de chasse, la photocopie du permis de chasser sera
exigée. avoir présenté des chiens de son élevage et obtenu
au moins dix qualificatifs "excellent", soit en épreuve de
sélection « standard » soit en épreuve de travail ;
- soit avoir obtenu au moins dix qualificatifs
"excellent" en épreuve de sélection avec des chiens de
son élevage pour les juges « Standard » soit souscrire aux
normes de « résultats » fixées par les différentes
Commissions d’Utilisation pour les juges
d’Utilisation.- pour la conformité au standard, être membre
de l’association de race depuis cinq années consécutives et
avoir un affixe ou un nom d'équipage depuis au moins trois
ans ;
- fournir un extrait de casier judiciaire ;
- ne pas avoir été sanctionné par la S.C.C. ;
- jouir de ses droits civiques (*) ;
- ne pas avoir été condamné pour mauvais traitement à
animaux (*) ;
- ne pas pratiquer à titre principal le négoce de chiens
(achat pour revendre) (*) ;
(*) Si après sa nomination le juge ne remplit
plus l’une de ces trois dernières conditions , il sera radié
de plein droit.
Art. 3 :
Candidatures
Les candidatures sont présentées par les clubs de race
pour la conformité au standard et,
- pour les chiens de bergers et de garde, et d 'agility, par
les sociétés canines régionales,
- pour les chiens de chasse, par les associations de race,
- pour les lévriers, par l'association de race ou le club de
travail,à la Commission d'Utilisation compétente qui statue
sans avoir à motiver sa décision.
Lorsqu'une association de race ne proposera pas assez de
candidats juges, la Commission des Juges de la S.C.C.
pourra y suppléer.
Le candidat doit demander à la S.C.C. un
livret qu'il devra présenter à chaque étape de la formation
(secrétariats, assessorats, jugements de stagiaire,
jugements parallèles).
Art. 4 : Juges
formateurs
La formation des juges de conformité au standard repose
sur un corps de juges formateurs qui reçoivent, pendant leur
jugement, des candidats aux fonctions de juge. (Cette
méthode peut s’appliquer à la formation des juges
d’utilisation dans le cadre d’un règlement spécifique.)
Ils sont nommés par les associations de race, sur décision
de leur comité, pour une durée de cinq ans renouvelable.
Il est recommandé aux associations de race de nommer juge
formateur celui ou celle qui accepte de participer aux
sessions d’harmonisation et de coordination.
Si l'association ne désigne pas de juge formateur, tous les
juges qualifiés pour cette race seront
formateurs.
La radiation d’un juge formateur doit être approuvée par le
comité de l’association de race, être mentionnée dans le
procès-verbal de la réunion de comité ayant pris cette
décision. |
|
|
TITRE II
FORMATION DES JUGES D’EXPOSITION |
|
CHAPITRE 1ER
:
CANDIDAT JUGE
Art. 5 : Première étape de la formation : le
secrétariat de ring
Sauf pour les chefs de service et les
enseignants en zootechnie des Ecoles Nationales Vétérinaires
qui pourront être dispensés par l'association de race de
certaines étapes de la formation, le candidat aux fonctions
de juge devra, avant de pouvoir passer l'examen probatoire
organisé par l'association de race, effectuer quatre
secrétariats de ring avec au moins deux juges différents.
Le secrétaire de ring doit, sous l'autorité du juge :
- se familiariser avec l’environnement des expositions ou
concours canins ;
- perfectionner son vocabulaire cynotechnique ;
- observer le savoir-faire des juges ;
- rédiger correctement sur le carnet de juge les
commentaires de jugement ;
- procéder à la rédaction ou préparation des autres
documents (formulaires de confirmation, lecture des
identifications) afin d’accélérer et de faciliter les
opérations de jugement. Il ne participe pas aux jugements.
Après quatre secrétariats de ring attestés
par le juge et l’organisateur, le candidat pourra demander à
l'association de race de lui faire passer l’examen
probatoire.
Art. 6 : Examen probatoire
L’association de race devra informer le
candidat qu’il devra, à l’issue de ses secrétariats, subir
un examen probatoire et lui préciser les points essentiels
qui y seront abordés. Ceci permettra au candidat
d’effectuer, au préalable, un travail personnel
indispensable à la réussite à cet examen
probatoire.
Le candidat devra répondre par écrit à des questions de :
- morphologie et connaissance du standard ;
- règlements de la cynophilie française.
Il devra satisfaire à un oral portant sur la description de
quelques chiens de la race ou des races
concernée(s).
L’association de race fera passer cet examen probatoire au
candidat dès que celui-ci, s’estimant prêt, en aura fait la
demande. L’examen écrit sera organisé par l’association de
race, à sa convenance. Il pourra avoir lieu, par exemple,
dans les locaux d’une société canine régionale, de
préférence dans le cadre d’une exposition toutes races ou
bien encore lors d’une exposition nationale ou régionale
d’élevage et ce, pour faciliter l’examen pratique. Chaque
association de race fournira à la S.C.C. la teneur de
l’examen sous forme d’une cinquantaine de questions simples
parmi lesquelles cinq ou six seront tirées au sort.
Barème de l’examen
|
Morphologie et
connaissance du standard |
8 pts |
|
Connaissance des
règlements |
4 pts |
|
Examen pratique |
4 pts |
|
Appréciation de la
personnalité et du comportement du candidat |
4 pts |
Pour être reçu à l’examen probatoire, le
candidat doit totaliser au moins 13 points.
Les candidats reçus sont admis à suivre le stage organisé par la S.C.C.
L’association de race concernée enverra au responsable de la
formation de la S.C.C., copie du travail personnel et de
l’examen probatoire, pour permettre la personnalisation de
cette formation.
Art 7 : Formation et examen S.C.C.
Lorsque le candidat a réussi l’examen probatoire,
l’association de race concernée doit transmettre, sans
délai, le dossier complet à la S.C.C.Date limite
d’inscription à la session de formation à la S.C.C. : trois
mois avant l’ouverture de la session. Les associations de
races devront prendre leurs dispositions pour faire passer
suffisamment tôt l’examen préliminaire.
La formation obligatoire se déroule pendant trois jours dans
les locaux de la S.C.C. Des professeurs, désignés chaque
année par la S.C.C., complètent les connaissances des
stagiaires et répondent à leurs questions. La dernière
demi-journée est consacrée à un examen écrit, sous forme de
questionnaire à choix multiples et d’une partie
rédactionnelle.
Les copies sont corrigées sitôt l’épreuve terminée. Suit un
examen oral, qui a pour but de tester les réactions des
candidats, leurs facultés d’expression
Lorsqu’un candidat fait l’objet d’un rapport trop
défavorable lors de la formation, l’association de race qui
l’aura présenté pourra faire l’objet d’une
observation.
Un candidat ajourné peut se représenter l’année suivante. Un
deuxième ajournement élimine définitivement le
candidat. Les copies corrigées et les
résultats sont transmis à la S.C.C. qui les conserve dans le
dossier du candidat.
Les seuils d’admissibilité et d’ajournement seront fixés par
le Conseil d’Administration de la S.C.C.
Si les résultats du contrôle de connaissances sont
satisfaisants, il est nommé "élève juge" par le Conseil
d’Administration de la S.C.C.
Les Experts-Confirmateurs nommés après 1977
et postulant à la fonction de Juge sont exemptés de cette
première étape et de ces examens. Les étapes suivantes
s’appliquent sans changement. Les Experts-Confirmateurs
sollicitant cette nomination devront obligatoirement avoir
l’avis favorable de l’Association de Race qui a présenté
leur candidature initiale.
CHAPITRE II
:
ELEVE JUGE
Art. 8 : Assessorat
L'élève juge aide le juge, assiste aux
délibérations et effectue des assessorats selon les
modalités définies par les associations de race et
éventuellement se livre à des jugements parallèles.
Les assessorats sont destinés à permettre d'acquérir les
principes fondamentaux du jugement.
Ils s'effectuent dans toutes les manifestations organisées
par la S.C.C. ou ses membres affiliés.
Il ne peut y avoir qu'un assesseur par ring sauf pour les
races à moyen ou à faible effectif.
Pour les races de moins de 200 naissances par an, deux
assesseurs peuvent assister un juge.
Pour les races de moins de 50 naissances par an, trois
assesseurs peuvent assister un juge.
Pour effectuer un assessorat, il faut produire l’attestation
délivrée par le club de race ou la S.C.C. et obtenir
l'accord de l'organisateur qui communique l'identité du
juge. Il doit également obtenir l’accord du
juge.
L’organisateur informe le juge formateur que l’assesseur a
rempli toutes les formalités requises.
L'assesseur doit démontrer ses connaissances zootechniques
mais ne peut pas intervenir auprès du juge au moment
des jugements et classements.
Il n'est pas tenu de prendre des notes, sauf s'il fait
fonction de secrétaire de ring.
Bien qu’il n’appartienne pas au jury, il s’y trouve assimilé
et il est tenu aux mêmes obligations que le
juge.
Si au cours des assessorats, l'association de race considère
que le candidat n'a pas les qualités requises pour être
juge, elle pourra proposer à la S.C.C. qui statuera sur la
question (ou en dernier ressort) de mettre fin à la
formation du candidat.
Pour être validé, un assessorat effectué à l’étranger se
fera avec l’accord préalable de l’association de race et de
l'organisateur étranger, soit avec un juge qui est
formateur (et non simplement qualifié) ou un juge du pays
d’origine de la race.
Un ou deux assessorats peuvent être faits au cours d'une
"régionale d’élevage". Les assessorats lors de l’exposition
Nationale d’Elevage sont recommandés.
Après chaque assessorat, le juge formateur remplit le
feuillet du livret de juge, commente l'assessorat, précise
le nombre de chiens examinés et signe. Ce feuillet devra
également être signé ou tamponné par l’organisateur de
l’exposition.
Ne seront pris en compte par la Commission des Juges que les
assessorats effectués, commentés et signés par un juge
formateur, sauf si l'association de race accepte les
assessorats effectués avec des Juges qui ne sont pas
formateurs.
L’élève juge effectue les assessorats demandés par
l’association de race dans les limites de quatre
assessorats au minimum et dix au maximum. Mais pour parfaire
sa formation, l’élève juge pourra effectuer le nombre
d’assessorats qu’il souhaite, avec des juges de la race,
français ou étrangers.
Une association qui gère une race soumise au travail peut
proposer un protocole nécessitant le passage par des
assessorats ou des secrétariats en épreuves de travail.
L'assesseur ne percevra aucun remboursement
de frais de déplacement et ne bénéficiera d’aucun
hébergement mais le déjeuner et l'accès au parking des juges
lui seront offerts par l'organisateur.
CHAPITRE III :
MISE EN
STAGE ET QUALIFICATIONS
Art. 9 : Procédure de nomination
Pour une première nomination comme juge
stagiaire, l’élève juge doit effectuer avec succès un
jugement parallèle. Pour les extensions, le jugement
parallèle est laissé à la discrétion de l’association de
race.
Jugement parallèle :
- L'élève juge qui va effectuer un jugement parallèle est
inscrit au catalogue.
- Le jugement parallèle se fait sur le terrain, sans contact
avec le juge formateur qui ensuite compare ce jugement au
sien. - En cas de discordance, l'élève juge
doit justifier ses choix.
- Le juge formateur transmet son rapport à l’association de
race.
- Si le jugement parallèle n'est pas satisfaisant, le
candidat peut demander à effectuer un nouveau jugement
parallèle avec un autre juge formateur sous le contrôle d'un
juge faisant partie de la Commission des Juges de
l’association de race.
- Si le jugement parallèle est réussi, l’association de race
concernée doit adresser le dossier du candidat à la
Commission des Juges de la S.C.C., avec son avis sur
l'opportunité de nommer ou non ce candidat, « juge
stagiaire».
Le Conseil d’Administration de la S.C.C. statue par vote à
bulletin secret sur rapport de la Commission
Art. 10 : Fonctions
Si le candidat est nommé juge stagiaire, il
lui est adressé une carte et un insigne qu'il est tenu de
porter lorsqu'il exerce ses fonctions.
Le juge stagiaire peut officier dans toutes les expositions
et présentations organisées par les associations affiliées à
la S.C.C., à l’exception des expositions où le CACIB est mis
en compétition, dans les classes intermédiaires, ouvertes,
travail et champion.
Il peut décerner seul les propositions de CACS et RCACS et,
bien entendu, signer seul les cartons et les feuillets de
carnets de juge, correspondant à ces deux
récompenses.
Il peut faire partie d’un jury collégial mais ne peut pas le
présider.
Il figure sur la liste des juges de la S.C.C.
Lorsqu’une race est soumise au travail, le juge stagiaire
devra, avant de demander sa qualification, effectuer au
moins un secrétariat de concours d’utilisation (ou davantage
si l’association de race a installé un protocole spécifique)
ou suivre, pour certaines disciplines, le jury officiant à
une épreuve de «travail» !
Art. 11 : Qualification
Le juge reste stagiaire pendant au moins un
an (pour la première nomination seulement).
A l'issue de ce délai et lorsque le juge stagiaire a officié
dans trois manifestations distinctes dont au moins deux
jugements de classes concourrant pour le CACS, sans avoir
été l'objet de réclamation fondée, l’association de race
doit transmettre le dossier avec son avis, à la Commission
des Juges de la S.C.C., en vue de la
qualification.
Le Conseil d’Administration de la S.C.C. statue, par un vote
à bulletin secret, sur rapport de la Commission des Juges et
du Livre des Origines Français (L.O.F.).
Si la qualification est refusée, celui qui était juge
stagiaire cesse de l'être. Il est rayé de la liste des juges
de la race et, dans le cas d’une première nomination, il
doit rendre à la S.S.C. sa carte et son insigne de juge.
Si la qualification est accordée, le candidat devient juge
qualifié de la S.C.C.
Il est inscrit sur la liste des juges « qualifiés » de la
S.C.C.
Il peut officier dans toutes les épreuves organisées par la
S.C.C. ou par ses membres affiliés, ses membres et à
l’étranger, dans tous les pays reconnus par la F.C.I., après
accord de la S.C.C.
Art. 12 : Extension
Un juge qualifié pour une race peut demander
à étendre ses compétences à une autre race.
Au-delà de 75 ans les demandes d’extension ne seront plus
autorisées.
Les juges ne pourront étendre leurs compétences dans
d’autres groupes qu'à partir du moment où ils auront été
nommés par 50 % des clubs de race du groupe où ils ont
obtenu leur première nomination ou s'ils ont été concernés
par l'élevage dans un autre groupe.
Il doit présenter sa demande à l'association de la race
pour laquelle il postule.
Pour les races sans association :
- Le candidat doit être juge qualifié pour au moins 50% des
clubs de race du groupe dans lequel il demande l'extension
directement par saisie de la Commission des Juges qui
présentera la demande au Conseil d’Administration de la
S.C.C.
- Cette extension ne peut être sollicitée que pour des races
du même groupe, la S.C.C. souhaitant favoriser la
qualification de juges de groupe.
La (ou les) associations de race pour lesquelles l'extension
est sollicitée, doit (ou doivent), dans un délai maximum de
six mois, transmettre sa (ou leur) réponse au candidat juge.
Passé ce délai, le juge peut adresser sa demande directement
à la Commission des Juges et du L.O.F.
La nomination des juges déjà qualifiés peut faire l’objet
d’une procédure simplifiée pour une ou plusieurs races
gérées par un même Club.
L’extension pourra être sollicitée dès que le candidat aura
apprécié au moins 8 chiens dans les conditions requises pour
un assessorat.
Lorsque l'association de race s'oppose à la demande
d'extension, la Commission des Juges de la S.C.C. apprécie
les motifs de ce refus et peut proposer au Conseil
d’Administration de la S.C.C. de passer outre.
La Commission des Juges transmet le dossier avec un rapport
au Conseil d’Administration qui statue sans
motivation.
Si le juge est autorisé à poursuivre sa qualification pour
une ou plusieurs autres races, il est tenu de suivre le
cursus comme pour une première qualification à l'exception
des secrétariats de ring, de l’examen probatoire et du
jugement parallèle qui ne sont plus requis.
L’association de race peut, à titre exceptionnel, demander à
la Commission des Juges et du Livre des Origines Français
de dispenser le juge des assessorats et de le nommer
immédiatement juge stagiaire.
Si un juge qualifié est déjà juge de plusieurs races d'un
groupe, l’extension pour une race ou un nouveau groupe de
races gérées par une même Association peut être prononcée
immédiatement sur proposition d'une association de
race.
Dans tous les cas, l’association de race pourra tester les
connaissances pratiques et les connaissances du standard de
la race, notamment à l’occasion d’une nationale d’élevage,
d'une régionale d’élevage ou d’une « spéciale de race » au
cours de laquelle l’un des assessorats pourra être effectué.
Pour les races à faible effectif, l'association doit
transmettre le dossier à la Commission des Juges et du
L.O.F., dès que le juge stagiaire a officié dans trois
manifestations distinctes.
Comme pour une première qualification, après un minimum de
trois jugements n’ayant donné lieu à aucune réclamation
justifiée, l'association de race doit transmettre le dossier
avec son avis à la Commission des Juges et du
L.O.F.
Pour les races sans association, le juge transmet lui-même
son dossier à la Commission des Juges et du L.O.F.
Si la qualification n'est pas acceptée, le juge ne figurera
plus sur la liste des juges stagiaires pour la ou les races
objets du stage. Il conserve sa qualification pour la ou les
autres races.
Art. 13 : Juges de groupe
Conditions de nomination :
- en faire la demande en adressant un dossier à la
Commission des juges et du L.O.F. ;
- être qualifié depuis plus de 10 ans ;
- être âgé de moins de 75 ans ;
- être nommé juge pour plus de 70 % des associations de
races composant ce groupe ;
- avoir jugé la Nationale d’Elevage ou l’exposition de
championnat pour au moins cinq races du
groupe.
Le fait de remplir toutes ces conditions n’entraîne pas
systématiquement la nomination de juge de groupe. La
nomination est proposée par la Commission des Juges et du
L.O.F. et la décision finale relève de l’autorité du Conseil
d’Administration de la S.C.C.
La qualité de juge de groupe peut être retirée par
applications de procédures disciplinaires en cas de
problèmes dans les jugements ou de comportement de
l’intéressé.
Le nombre de Juges de groupe sera déterminé régulièrement
par le Conseil d’Administration de la S.C.C. en fonction du
nombre de naissances dans le groupe concerné, de la
participation en Expositions toutes races et en Nationales
d’Elevage.
Art. 14 : Juges «
toutes races »
Le nombre de juge toutes races est limité à
six.
Ce nombre pourra être modifié par le Conseil
d'administration de la Société Centrale Canine
Conditions de nomination :
- en faire la demande ;
- être juge qualifié depuis plus de 15 ans ;
- être juge qualifié pour plus de 80 races ;
- être juge qualifié dans au moins sept groupes
;
- être âgé de moins de 70 ans ;
- être juge d’au moins un groupe complet ;
- parler une seconde langue est recommandé.
Le fait de remplir toutes ces conditions n’entraîne pas
systématiquement la nomination de juge toutes races. La
nomination est proposée par la Commission des Juges et du
L.O.F. et la décision finale relève de l’autorité du Conseil
d’Administration de la S.C.C.La qualité de juge toutes races
peut être retirée par procédure disciplinaire en cas de
problèmes dans les jugements ou de comportement de
l’intéressé. Et dans ce cas, le juge reprend la liste des
races pour lesquelles il était qualifié avant sa nomination
de juge toutes races.
|
|
TITRE III
FORMATION DES JUGES D’UTILISATION |
|
CHAPITRE UNIQUE :
PROCEDURE DE NOMINATION
Art. 15 :
Candidature
Si, après avoir passé avec succès un examen
initial organisé et corrigé par la Commission d’Utilisation
compétente, le candidat est accepté il suit la formation
théorique dispensée par la S.C.C., sanctionnée par un
contrôle des connaissances acquises (à l’aide d’un
questionnaire adapté à la fonction proposé par la Commission
d’Utilisation concernée) qui permet en cas de succès à la
Commission d'Utilisation de nommer le candidat élève juge.
Art. 16 : Elève
juge
L'élève juge aide le juge qualifié notamment en
remplissant les fonctions de secrétaire. Il assiste aux
délibérations du jury. Après un nombre de secrétariats
défini selon la discipline concernée, l'élève juge doit
effectuer des assessorats puis un jugement parallèle, sur le
terrain, sans contact avec le juge qualifié, suivant les
protocoles établis par chaque Commission d'Utilisation.La
Commission d’Utilisation en charge de la discipline
concernée peut soit prolonger le statut d'élève juge pendant
un an, soit transmettre le dossier à la Commission des Juges
de la S.C.C. Sur rapport de sa Commission des Juges, le
Conseil d’Administration de la S.C.C. statuera.
Art.
17 : Juge stagiaire
La durée du stage est d'au moins un an mais
elle peut être fixée à une durée supérieure par la
Commission concernée. Elle peut être prolongée si la
formation du candidat le nécessite. Les fonctions à remplir
pendant cette période sont fixées par la Commission
d’Utilisation en charge de la discipline concernée. Le juge
stagiaire devra, avant de demander sa qualification,
effectuer obligatoirement un secrétariat de ring dans le
cadre d’une exposition de conformité au standard d'une des
races soumises à la discipline pour laquelle il postule.
Art. 18 :
Qualification
Dès qu’il a satisfait aux conditions requises, la
Commission concernée doit le proposer à la Commission des
Juges de la S.C.C. pour qualification. Le postulant devra
informer au besoin la Commission d’Utilisation de
l’avancement dans son cursus.
Celle-ci fait un rapport au Comité de la
S.C.C. qui statue sans motivation.
Si la qualification est refusée, celui qui
était juge stagiaire cesse de l'être.
Il est rayé de la liste des juges et doit
rendre sa carte et son insigne dans le cas d’une première
nomination.
Si la qualification est accordée, le
candidat devient juge qualifié de la S.C.C.
Il est inscrit sur la liste des juges de la
S.C.C.
Il peut officier dans toutes les épreuves
organisées par la S.C.C., ses membres et à l’étranger,
après accord de la S.C.C.
Art. 19 : Extension
Pour solliciter l'extension de sa compétence, le juge
doit se conformer aux règles élaborées par la Commission
dont il dépend.Les fonctions de juge qualifié ou stagiaire
sont impérativement bénévoles. |
TITRE IV
DROITS ET OBLIGATIONS DES JUGES |
|
CHAPITRE I :
OBLIGATIONS
Art. 20 : Mission
Qu'il soit stagiaire ou qualifié, de
conformité au standard ou d'utilisation, le juge a pour
mission de permettre la sélection en garantissant la
préservation des caractéristiques des races mais aussi leur
nécessaire évolution.
Art. 21 : Comportement
Le juge doit :
- répondre dans les trois semaines à l’invitation qui lui
est faite. A défaut, il sera réputé avoir refusé. S’il
accepte, il ne pourra se dérober sauf cas de force majeure.
- porter son insigne mais uniquement lorsqu’il officie ;
- être correctement vêtu ;
- respecter lui-même et faire respecter les règlements de la
cynophilie française en toutes circonstances ;
- veiller au bien-être des chiens (hygiène et sécurité) ;
- dénoncer les mauvais traitements, les dopages, et les
fraudes ;
- permettre aux exposants et au public de comprendre son
jugement ;
- juger en équité, en toute indépendance, avec autorité mais
courtoisie ;
- respecter et faire respecter l'esprit sportif et la
discipline nécessaire au bon déroulement des manifestations
;
- le juge a le devoir de demander à l'association,
organisatrice de la manifestation, de sanctionner toute
personne qui aurait enfreint les règlements de la cynophilie
et/ou aurait troublé le bon déroulement des jugements ou de
la manifestation. Il doit pour ce faire, formuler sa plainte
par écrit au secrétariat dès la fin de ses jugements en
nommant si possible les témoins des faits qu'il dénonce.
- ne pas exercer ses fonctions lorsque son intérêt ou ses
relations avec les concurrents pourraient faire craindre que
son jugement ne soit pas objectif ;
- participer à la formation des candidats juges et notamment
accepter, sur le ring ou le terrain de travail, l'assesseur
ou l'élève juge qui lui est proposé ;
- pratiquer les examens de confirmation demandés par
l'organisateur ;
- garder en toute circonstance au cours des manifestations,
mais aussi en dehors de celles-ci, son calme et sa dignité ;
- contrôler l’identification des chiens qui lui sont
présentés ;
- s'interdire tout acte, toute attitude, tout propos
blâmable, même en aparté ;
- s'abstenir d'entretenir et/ou d'attiser les querelles ;
- s'interdire d'adhérer, de prêter son concours à une
association canine non reconnue par la S.C.C. ou de
participer comme exposant à une manifestation organisée par
une telle association.
- s’interdire d'entretenir quelque rapport que ce soit avec
une association en mésintelligence avec la Société Centrale
Canine.
- s'interdire :
- de juger les chiens dont il est propriétaire ou qui
appartiennent à un membre de sa famille ou à une personne
vivant avec lui et même de faire partie d'un jury auquel ces
chiens seraient présentés...
- de faire partie d’un jury auquel son chien serait présenté
;
- de présenter lui-même son chien lors d'une manifestation
où il officie ;
- de présenter un chien dont il n’est pas le propriétaire
(ou co-propriétaire). La carte d’identification est le seul
justificatif.
- de faire présenter un chien lui appartenant par un tiers à
un autre juge au cours d’une manifestation où il officie
(dans la série où il officie pour les field trials...).
Art. 22 :
Obligations particulières des juges de conformité au
standard
Le juge de conformité au standard doit :
- être ponctuel (présent 15 minutes avant le début des
jugements et pour ceux qui ont accepté de composer le jury
du ring d'honneur jusqu'à la désignation du meilleur de
l'exposition sauf accord du président de l'association
organisatrice) ;
- ne juger que la race ou les races pour lesquelles il a été
convoqué, sauf accord de l'association organisatrice qui
doit, en ce cas, modifier le carnet du juge ;
- respecter le standard de la race et appliquer les
directives de l'association de race ;
- ne pas modifier son carnet de juge sans accord préalable
du responsable de l'exposition ;
- interdire l'accès au ring où il officie à toute personne
autre que le secrétaire et le commissaire de ring,
éventuellement les candidats juges, les organisateurs en cas
de besoin du service et les présentateurs de chiens inscrits
munis du numéro du catalogue ;
- veiller à la bonne tenue de son carnet de juge et de tous
les documents requis, et déposer au secrétariat, à la fin
des jugements, son carnet dûment rempli et complet
(feuillets roses et verts) ;
- veiller à disposer des panonceaux de classement et à les
faire placer devant les lauréats pendant le prononcé des
résultats ;
- adresser à l'association de race, dans le mois qui suit la
manifestation, ses commentaires sur le cheptel examiné lors
de l'exposition de championnat de France, des expositions
nationales d'élevage et des spéciales de race.
Art. 23 :
Obligations particulières des juges d'utilisation.
Le juge d'utilisation doit :
- respecter les directives des commissions concernées par la
discipline pour laquelle il a été nommé ;
- interdire l'accès au site du concours à toute personne non
autorisée par le règlement ;
- s'assurer que le chien présenté n'outrepasse pas sa
capacité physique ;
- lorsqu’il est chargé de communiquer les résultats à la
Commission d'Utilisation concernée, le faire dans les délais
fixés par la Commission d’Utilisation concernée).
Les juges d’utilisation doivent également connaître les
éléments de base du standard des races qu’ils ont à juger en
épreuves de travail et vice-versa pour les juges de
standard. Sont considérées comme épreuves d’utilisation
toutes les épreuves liées à une utilisation du chien,
agréées par la S.C.C. et concourant à la sélection. Y sont
assimilées toutes les épreuves régies ou agréées par la
S.C.C. qui visent à parfaire les relations entre le chien,
l’homme et la société, notamment par éducation, activités
ludiques, usages particuliers (agility, obéissance,
obéissance rythmée, fly- ball, cani-cross...) (cf. annexe 1) |
|
CHAPITRE
II :
DROITS DES
JUGES
Art. 24 : Accueil
Le juge et la personne qui l'accompagne ont un accès gratuit
à toutes les manifestations.
Le juge qui officie a droit au remboursement de ses frais de
déplacement sur la base du coût du kilomètre fixé par la
S.C.C. multiplié par la distance kilométrique (aller/retour,
itinéraire le plus rapide, calculée avec un logiciel
adéquat)
Il ne peut pas refuser ce défraiement qui ne peut être ni
réduit ni majoré.
Il a droit à une réception amicale et à un logement
confortable (confort ** minimum) pendant la durée de la
manifestation et les deux demi-journées veille et lendemain
de celle-ci.
Les autres dépenses restent à sa charge.
Les juges d’exposition reçoivent de l'association chargée de
la race pour laquelle ils sont qualifiés, la revue qu'elle
édite et toutes instructions indispensables pour sa parfaite
information de sorte qu'ils soient à même de remplir leur
mission.
Ils reçoivent de la S.C.C. les revues et bulletins
d'information.
Art. 25 :
Discipline
En cas d'infraction au présent règlement et plus
généralement aux statuts et règlements de la S.C.C., la
Commission des Juges de la S.C.C. peut être saisie par une
réclamation, formulée dans les huit jours des faits
reprochés, soit par l'association de race, soit par
l'association organisatrice de sa propre initiative ou par
la réclamation d'un concurrent qui, lui, doit la formuler
sur le champ.
Toute réclamation déposée par un concurrent après la clôture
de la manifestation ou par une association après le délai de
huit jours, est irrecevable.
Toute réclamation déposée par un concurrent doit être
transmise par l'association organisatrice dans les huit
jours à la Commission des Juges qui informe le concurrent
de cette transmission.
Le Conseil d’Administration de la S.C.C., s’il constate ou a
connaissance d’un non-respect du dit Règlement des Juges,
peut saisir la Commission des Juges et du L.O.F. pour
instruction.
Après instruction du dossier, la Commission des Juges et du
L.O.F. peut, soit classer la réclamation, soit la
transmettre avec son avis au Conseil de discipline ad’
hoc.
En ce cas, le juge est convoqué de sorte qu'il puisse donner
toutes explications.
Il peut se faire assister.
La procédure organisée par le règlement intérieur de la
S.C.C. est applicable.
Le Conseil de discipline peut infliger les sanctions prévues
par les statuts et règlement intérieur de la S.C.C. :
• avertissement,
• blâme,
• retrait temporaire ou définitif de la qualité de juge,
• interdiction temporaire ou définitive de participer aux
manifestations organisées par la SCC et ses membres,
• interdiction d'inscrire sa production au Livre des
origines françaises.
La décision du Conseil de discipline est notifiée au Juge et
communiquée aux associations de race concernées, aux
sociétés canines régionales et à la F.C.I.
Elle est publiée dans la revue officielle de la cynophilie
française.
Art. 26 : Formation
zootechnique continue
Les juges qualifiés sont invités tous les cinq ans à suivre
un stage d’information sur les dispositions réglementaires
françaises et européennes en terme de « bien-être » animal
et de lutte contre le dopage, les avancées les plus récentes
dans le domaine de la zootechnie, standards, modèles,
allures et gestion de l’effort sportif et toute connaissance
leur permettant de mieux assurer leur mission de sélection.
Le groupe de zootechnie rattaché à la Commission
Scientifique sera en charge de ces formations Art. 27 :
Perte de la qualité de juge La qualité de juge se perd par :
- la démission ;
- l'impossibilité physique de remplir sa
fonction ;
- le décès ;
- le retrait provisoire ou définitif prononcé
par le Conseil de discipline.
Art. 28 :
Honorariat
Un juge peut demander à être nommé juge
honoraire.
Ce titre lui est accordé par le Conseil d’Administration de
la S.C.C. après rapport de la Commission des Juges et du
L.O.F.
La Commission des Juges peut prendre l'initiative de
proposer au Conseil d’Administration d'accorder l'honorariat
à un juge qui a atteint l'âge de 75 ans.
L'honorariat est étendu à toutes les races pour lesquelles
le juge était qualifié. Un juge de travail peut être
proposé à l’honorariat pour une discipline et être conservé
dans ses fonctions pour une autre.
Le juge honoraire ne doit plus officier mais la carte qui
lui est remise lui permet d'accéder gratuitement avec une
personne de son choix à toutes les manifestations organisées
par la S.C.C. et ses membres. La fonction du juge cessera au
plus tard à la fin de l’année civile de ses 80 ans, âge
après lequel il ne sera plus couvert par le contrat
d’assurance de la SCC...
A titre exceptionnel, le Conseil d’Administration de la
S.C.C. met en place un protocole spécifique :
- juges nés en 1922 et avant.....Mise à l’honorariat en fin
2007.
- juges nés en 1923 et 1924......Mise à l’honorariat en fin
2008.
- juges nés en 1925 et 1926.....Mise à l’honorariat en fin
2009.
- juges nés en 1927 et 1928......Mise à l’honorariat en fin
2010.
- juges nés en 1929 et 1930......Mise à l’honorariat en fin
2011.
- juges nés en 1931 et 1932......Mise à l’honorariat en fin
2012.
Art. 29 : Juge
étranger
Un juge étranger qualifié ayant sa résidence principale en
France peut demander à la S.C.C. d’être inscrit sur la liste
des juges français. Il devra produire un document attestant
de sa qualité de juge qualifié émanant de la Société Canine
Nationale de son pays.
La S.C.C. statuera sur sa demande.
Si le candidat juge étranger est admis, il devra effectuer
au moins deux assessorats avec deux juges formateurs
différents pour se familiariser avec nos protocoles de
jugement.
NB : Le présent Règlement des Juges de la
S.C.C. ne sera pas modifié pendant les cinq années qui
suivront sa date de mise en application le 1° janvier 2008. |
|
|
|
ANNEXE
I
1. Sont considérées comme épreuves
d’utilisation sélectives de race réservées aux chiens
inscrits au L.O.F. ou à un Livre d’Origine Etranger :
-
pour les chiens de berger, bouviers, de garde et toutes
les races concernées des groupes 1 et 2 et 3 (Airedale
Terrier seulement) :
Ring
Pistage français (admission désormais de toutes les
races)
Pistage F.C.I.
Campagne
International (RCI)
Mondioring
Recherche utilitaire ( admission de toutes les races)
Epreuves de sauvetage F.C.I. (admission de toutes les
races)
-
pour les chiens de troupeaux des groupes 1 et 2
(admission de certaines races du 5ème groupe) :
Epreuves sur ovins et/ou bovins
-
pour les chiens de chasse :
B.I.C.P.
Field trials de Chiens d’Arrêt
Field trials de Spaniels
Field trials de Retrievers
Epreuves de brevet de chasse pour Chiens Courants
Epreuves de travail pour Chiens Courants d’Europe de
l’Est
Chasse sous terre pour Teckels, Terriers.
Chasse sur terre pour Teckels, Terriers, Dogues
Argentins et races autorisées.
Recherche au sang toutes races
-
pour les lévriers et races apparentées du 5ème groupe :
Epreuves sur cynodrome (racing)
Poursuite à vue sur leurre (coursing)
-
pour les chiens de trait :
Epreuves de traîneau pour toutes races
-
pour toutes les races : Cavage.
2. Sont assimilées les épreuves d'agility,
d’obéissance et toute activité ludique soumise à un
règlement où des chiens non inscrits au L.O.F. ou à un livre
d’origine reconnu par la F.C.I. peuvent aussi être
engagés. |
|